Les dispositifs agri-environnementaux : les limites d’un système d’aides à la préservation des prairies humides
Dans les années 1970-80, les zones de marais ont connu une période d’aménagement et de drainage qui a conduit à une valorisation de ces milieux par la production de cultures végétales marchandes. Ces aménagements ont entraîné des modifications du paysage soulevant des préoccupations, notamment en matière de préservation de la biodiversité. C’est dans ce contexte que les mesures agri-environnementales ont vu le jour.
La mise en place des mesures agri-environnementales a permis de faire le lien entre les pratiques d’élevage et l’intérêt environnemental des prairies de zones humides : lors des contractualisations, un diagnostic environnemental des parcelles est réalisé, permettant ainsi d’établir des échanges entre les exploitants et les associations naturalistes.
Ces démarches ont permis de mettre en avant le rôle que joue l’activité d’élevage dans le maintien des fonctions environnementales de ces zones humides.
Parmi les enjeux environnementaux identifiés, ont peut citer :
- la régulation des crues, le rechargement des nappes, l’épuration des eaux ;
- l’accueil d’oiseaux migrateurs et hivernants : la façade atlantique est située sur l'une des principales voies de migration en Europe ;
- le maintien d’espèces animales rares (loutre, vison d’Europe, râle des genêts, cistude…) ;
- le maintien d’une grande biodiversité végétale : accueil d’espèces rares et sensibles ;
- etc.