Le Comité syndical s’est engagé à faire connaître le plus largement possible auprès des administrations, des élus et du pouvoir législatif, les différentes résolutions prises après les échanges durant ce premier Conseil des Marais. Réaffirmer le lien entre les prairies humides de marais et l’élevage
Il est urgent aujourd’hui d’affirmer clairement que l’on ne peut garantir l’avenir de la qualité des milieux des prairies humides de marais sans s’assurer avec les éleveurs de la viabilité économique de leur système. Préserver ensemble la diversité du vivant en marais
Les valeurs biologiques et agronomiquesdes prairies de marais doivent être pensées simultanément par les agronomes, les naturalistes et les éleveurs, confortant ainsi la confiance de chacun dans les itinéraires techniques choisis. Reconnaître la spécificité de chaque marais
Il est nécessaire d’organiser le dialogue dans chaque marais pour qu’éleveurs, élus, et naturalistes puissent définir ensemble les objectifs multiples assignés aux prairies de marais. Texte Etablir un régime d’aide spécifique aux zones humides
Les systèmes d’aides économiques actuels ne sont pas adéquats pour l’élevage car ils sont revus tous les cinq ans tandis que la construction d’un cheptel adapté nécessite plus de dix ans. En conséquence, il faudrait mettre en place une aide spécifique pérenne à l’hectare de prairie naturelle en zone humide. Valoriser les expériences locales de développement économique
Les expériences de valorisation de la viande produite en marais sont des pistes à soutenir car elles paraissent viables pour le développement local. Pour valoriser et démultiplier ce type d’initiative, un soutien fort des politiques territoriales doit être organisé. Développer une filière professionnelle pour l’entretien des réseaux hydrauliques
Le financement de l’entretien fait appel à de nombreuses solidarités financières au-delà des structures syndicales ; il semble qu’il faille désormais limiter les dépenses d’investissement aux gros travaux pour privilégier un mode d’entretien régulier à travers des crédits continuels de fonctionnement. Les modalités et les objectifs d’entretien doivent être redéfinis marais par marais, en cohérence avec l’histoire locale, les procédures déjà initiées, … Le bon niveau de qualification nécessaire pour encadrer et intervenir dans l’entretien des marais milite en faveur de montages financiers durables pour les structures qui encadrent les « agents de marais ».
Prendre en compte le surcoût engendré par la prolifération des ragondins et de la jussie
La mise en œuvre de programmes concertés de lutte est nécessaire pour l’état de santé du marais. Une ligne spécifique pour la régulation des espèces envahissantes en zones humides doit être trouvée soit parmi le FNSE, soit parmi les fonds du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Développer les moyens d’une cartographie moderne des réseaux hydrauliques
Les structures fédératrices commencent à développer de plus en plus des représentations numériques de leurs réseaux hydrauliques. Cette démarche permet de rassembler la mémoire et de préparer des programmations pluriannuelles d’entretien. Les documents cartographiques sont peu partagés et ne sont pas toujours le support d’une réflexion stratégique commune aux différents acteurs (propriétaires, administratifs, utilisateurs, etc…). Il importe de mettre en œuvre des financements spécifiques pour l’acquisition et le fonctionnement de ces outils.
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