 |
Partenaires | Descriptif du projet | Les actions | Action du Forum des Marais Atlantiques | Approche spatiale pour le développement
d’une gestion intégrée des marais salants - S. I. G. Marais Salés | La motion | Le sel marin gris de l'Atlantique (Guérande, Noirmoutier, île de Ré) reconnu produit alimentaire
L’action 5c du projet SAL comprend 2 volets : le premier consiste à définir un outil centralisateur de l’information géographique (réseau hydraulique, foncier, activités économiques, patrimoine naturel et culturel, …), le second, à tester cet outil en grandeur réelle sur un site pilote, en l’occurrence les marais de l’île de Ré. Description du projet Le premier volet

|
Le premier volet de cette action est transversal pour le projet et nécessite un travail interactif permanent avec la plupart des autres actions. A ce titre, le Forum des Marais Atlantiques a participé très activement à l’étude préalable (action 0) pour la collecte des informations auprès des acteurs locaux, sur les sites français (île de Ré, île de Noirmoutier) ainsi que sur les territoires espagnols (baie de Cadix, île de la Grande Canarie) et, plus récemment, sur les sites portugais avec la réunion de travail d’Aveiro (8 et 9 juin 2006) où tous les territoires partenaires portugais étaient représentés (Aveiro, Figueira da Fos, Castro Marim, Leiria). En 2005, un rapport méthodologique de base a tout d’abord été réalisé, présentant une synthèse des préconisations organisationnelles (mise en œuvre) et techniques (conception bases de données). Un groupe de travail transnational, constitué d’ingénieurs et de techniciens spécialisés, a ensuite été créé et une première réunion de travail a eu lieu à Noirmoutier-en-l’île à l’occasion du premier comité d’orientation transnational. Lors de ces journées, l’accent a été mis sur l’importance des aspects organisationnels pour la mise en œuvre et la pérennisation d’un SIG « Marais Salés ». Il est indispensable de réfléchir en amont à la maîtrise d’ouvrage (administration du SIG) et aux moyens humains et matériels qui doivent être déployés.  Dans le cas des Communautés de Communes de l’île de Ré et de l’île de Noirmoutier, qui disposent déjà d’un SIG multi-thématiques opérationnel, et qui sont de plus en plus impliquées dans la gestion des marais (compétence « hydraulique »), il conviendra d’intégrer la thématique « Marais » au système d’information global. Mais dans ce cas aussi, il est fondamental de prendre en compte dès à présent l’impact de cette opération en terme de moyens humains et financiers. L’année 2006 est principalement centrée sur la conception des modèles de données d’un noyau commun à tous les SIG « Marais Salés ». Trois niveaux de données ont été différenciés(*) et le premier, fondamental car il constitue un référentiel spatial « hydraulique » auquel les données à composantes temporelles (niveau 2 et 3) viendront se rattacher, a été validé lors de la réunion d’Aveiro. .  Les journées de travail d’Aveiro avaient aussi pour objectif de prendre en compte les spécificités des territoires portugais, notamment pour la modélisation des données de suivi des actions en marais. En effet, le contexte est très différent de celui des marais français en ce qui concerne les activités humaines en général, et la saliculture en particulier. Alors que sur les sites français on va parler en terme de production (île de Ré, île de Noirmoutier, presqu’île de Guérande), ou en terme de réhabilitation de salines avec des objectifs plus larges incluant le tourisme, le patrimoine culturel, le paysage, … (marais de l’estuaire de la Seudre, marais des Olonnes, …), il n’en va pas de même sur certains sites portugais, et notamment à Aveiro, où c’est de la survie du marais endigué dont il est question. Faute d’entretien des digues, la mer a repris possession de nombreux territoires à proximité du littoral, et sur les secteurs plus éloignés, c’est un colmatage des chenaux et l’évolution vers un milieu de type « bocage » qui sont inéluctables sans une approche globale de l’hydraulique et des interventions lourdes. Sur les marais d’Aveiro, la saliculture artisanale survit, de même que l’aquaculture extensive, là où le réseau hydraulique peut encore être entretenu par les acteurs locaux avec leurs moyens propres. Le second volet

|
Parallèlement à la modélisation de l’information, le second volet est développé sur le site pilote des marais de l’île de Ré. Le travail consiste à acquérir les données nécessaires (telles que définies dans le modèle commun), et les structurer de manière qu’elles puissent être exploitables par le maître d’ouvrage et utilisables par les acteurs concernés. En 2005, des rencontres individuelles ont été faites auprès des acteurs en marais, afin de les informer sur le déroulement et les objectifs du projet, d’identifier leurs besoins en terme de gestion de l’information géographique et d’inventorier les données mobilisables. Parallèlement, une analyse descriptive et fonctionnelle a été réalisée, en partenariat avec CREMA / IFREMER, pour modéliser les éléments du réseau hydraulique (ouvrages, chenaux et unités de gestion) à partir de données acquises par le Forum des Marais Atlantiques (BD Topo de l’IGN), de données mises à disposition par la Chambre d’agriculture de Charente Maritime et la LPO (occupation du sol réalisée dans le cadre de Natura 2000) et de données mises a disposition par la Communauté de Communes de l’île de Ré (Plan Cadastral Informatisé). Lors du premier semestre 2006, une mobilisation importante a été déployée, en partenariat avec la Communauté de Communes de l’île de Ré, la Coopérative des producteurs de sel de l’île de Ré et l’Université de La Rochelle, afin de collecter des données complémentaires sur le terrain et de développer des outils (logiciels) d’interrogation des bases de données adaptés aux besoins des utilisateurs. Ce travail est en cours de finalisation avant d’être présenté aux élus et aux acteurs locaux.  *) – 3 niveaux de données : - Données de type 1 : connaissance et caractérisation des éléments qui composent le territoire et des relations spatiales (interactions) entre ces éléments (données qui varient peu dans le temps). - Données de type 2 : relatives aux actions de gestion du réseau hydraulique (entretien et restauration des ouvrages et des chenaux, gestion des niveaux d’eau au quotidien). - Données de type 3 : suivi de la qualité des milieux (principalement dans le cas de mise en place de programmes d’actions), descripteurs et indicateurs biologiques.
|
|
 |