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L’élevage en zones humides a connu des évolutions très diverses selon les territoires avec, cependant, une dominante de l’intensification des productions animales et fourragères. Dans le même temps, l’occupation des sols a été modifiée, entre développement des cultures et relatif abandon de l’utilisation des surfaces en herbe. Ces évolutions sont allées de pair avec une déstructuration de l’environnement économique et social marquée par exemple par la disparition des structures de collecte (laiteries, marchands de bestiaux), des filières de commercialisation (boucheries, abattoirs,…) et par l’érosion constante des actifs agricoles. L’état actuel des activités d’élevage en zones humides résulte de ces évolutions : les exploitations ont suivi des trajectoires particulières, en s’affranchissant à des degrés divers de la dépendance vis-à-vis des prairies. Cette diversité résulte également de l’équilibre atteint entre production animale et végétale, des espèces élevées (bovines, ovines, caprines ou encore équines) mais aussi de l’arrivée de nouveaux venus développant souvent des formes d’élevage alternatives. De nouvelles voies sont recherchées dans la pluri-activité, la diversification du métier, la simplification du travail avec l’élevage de races rustiques en extensif, l’organisation collective du travail ou encore la constitution de groupements d’éleveurs. |